Après Wall Street Trader, le jeu de simulation boursière, Monte Cristo Multimédia présente Start-Up, le jeu de création d'entreprise.
    Qui n'a pas encore entendu parler des start-up ? Ces jeunes entreprises sont depuis peu très médiatisées, et ont fait la fortune de jeunes entrepreneurs qui ont osés se lancer dans la création d'entreprise... Mais si certaines d'entres elles sont cotées en bourse et possèdent une capitalisation (trop ?) élevée, la plupart n'ont pas encore réussi leur pari.


    C'est ce challenge alléchant que nous propose de relever Start-Up : ériger une jeune entreprise jusqu'à bâtir un empire. Nous avons le choix entre trois produits : un vidéo-téléphone, une console de jeux et une cyber-télévision.
    A nous de choisir lequel nous allons développer et vendre. Car c'est là que réside l'intérêt du jeu : vous dirigez toutes les fonctions de l'entreprise : recherche, création du produit, fabrication, marketing, publicité, vente...

    En premier, vous choisissez les composants que vous allez utiliser, en fonction de leur prix et de leur qualité, puis vous testez et fabriquez le modèle. Ensuite, c'est le marketing et la promotion qui entrent en jeu et vous devez faire décoller les ventes à l'aide de publicités et autres rabais.
Mais là où ça se corse, c'est qu'il faut  tenir compte des événements mondiaux, tendances et rapports qui vous sont transmis pour dominer vos adversaires et posséder la plus grande part de marché.
    Car dans Start-Up, il n'est question que de lutte commerciale avec vos concurrents. Une fenêtre nous indique les parts de marchés et les informations des entreprises concurrentes, histoire de mieux les connaître pour mieux les attaquer.

 

Une Start-Up ça commence souvent comme ça...


...puis certaines vont travailler là...

...mais très peu se finissent ainsi...

Tous les clichés du bisenessman réunis ; cet homme court en costar-cravate avec un journal économique à la main.

 

Liens :

 

    L'ergonomie de Start-Up est agréable, mais l'environnement est quelque peu austère. Les écrans sont soit des tableaux, menus et autres messages, soit une 3D isométrique pour la gestion du personnel ou des ventes.
    Mais la vue isométrique n'est pas vraiment réussie, trop simple et manquant de réalisme. Les écrans aussi finissent par lasser, et on a vite l'impression de tourner en rond dans cet univers très moderne et trop fixe.

    Mais le plus important, c'est ici la gestion. Et de ce côté, c'est déjà plus réussi. Le fait de contrôler toutes les étapes du développement est assez attrayant et distrayant... au début.
Car à la longue, on se contente en fait de reproduire chaque fois les mêmes gestes, et on a vite le sentiment que rien ne bouge. En effet, le côté gestion se résume en fait à quelques opérations simplifiés, et on a l'impression qu'on ne contrôle pas grand chose. Mis à part le prix et les composants, on a finalement peu de réglages à faire...
Bref, ça manque sérieusement de réalisme et de surprises.

    Au final, même si le jeu est sympathique et distrayant, il s'avère trop froid et austère, voire répétitif.
En clair, il manque peut-être une dose d'humour dans ce jeu, qui mise trop sur l'aspect économique. On se sent bien seul à la tête de l'entreprise.
A grands coups de réalisme et de millions d'euros, le jeu nous plonge dans le capitalisme le plus profond et nous fait oublier qu'avant l'entreprise il y a les hommes.

 

G. Z.    

 

 

  Langue : français
  Environnement : Windows 95, 98
  Configuration minimale : Pentium 133, 24 Mo de mémoire vive, 200 Mo d'espace libre sur le disque dur, lecteur de CD-ROM 4x
  Editeur : Monte Cristo
  Développeur : Monte Cristo
  Date de sortie
: 12 janvier 2000

Graphisme : 7/10

Concept : 7/10

Bande son : 7/10

Plaisir de jeu : 13/20

Note globale : 34/50

 

QUELQUES IMAGES DU JEU